Entre mélancolie et ironie

Marc Dugain, depuis La chambre des officiers, est un écrivain que l'on prend plaisir à retrouver à intervalles réguliers. Ses deux derniers romans décrivaient la deuxième moitié du vingtième siècle, l'un en Russie (Une exécution ordinaire), l'autre en Amérique (La malédiction d'Edgar), avec une énergie saisissante et un savoir faire étonnant dans le mélange de personnages historiques (Staline, Poutine, Hoover, Kennedy) et d'événements réels et/ou de fiction. Avec En bas, les nuages, Dugain change radicalement de genre. Il s'agit de 7 récits, de 20 à 80 pages, dont le point commun est de faire le portrait de personnages retirés du monde, la plupart ayant atteint la cinquantaine et portant sur leurs contemporains un regard sans équivoque, cynique et désabusé. Mais, en même temps, Marc Dugain n'épargne guère ses héros, veules et sans avenir, et il le fait avec suffisamment d'humour et de dérision pour que son écriture fluide s'épanouisse avec bonheur entre mélancolie et ironie.



Article ajouté le 2009-02-18 , consulté 60 fois

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