Chandler sans crêpes

Michael Chabon (Des garçons épatants), qui écrit un polar atmosphérique à la Chandler dans un Alaska devenu le nouvel eldorado juif, sur le papier, cela fait très envie. A l'arrivée, on ne peut que constater les dégâts : Le club des policiers yiddish, farci d'expressions d'argot et de néologismes fleuris, est un calvaire pour qui déteste, à chaque page, se référer à un glossaire, situé en fin d'ouvrage pour comprendre de quoi il s'agit. On pense qu'après un moment d'adaptation, le pittoresque de la prose surpassera cette quête effrénée de sens, mais il n'en est rien. Redondant, moyennement palpitant, le roman de Chabon se noie dans des digressions sans issue et l'intrigue principale perd peu à peu de son intérêt. Grosse désillusion pour ce Chandler sans crêpes.



Article ajouté le 2009-03-31 , consulté 73 fois

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