Pétain au Larzac

Jean-Marie Laclavetine a voulu écrire le roman d'une génération, celle des années 70, qui croyaient en des lendemains qui chantent et des utopies qui dansent. Il a bien fait. Nous voilà est sans aucun doute son roman le plus ambitieux et, sous la dentelle d'une intrigue loufoque (à partir du vol du cercueil de Pétain en 1973), il compose une symphonie qui dit les engagements passionnés puis les désillusions programmées des révolutionnaires à la manque de ces annés là. Laclavetine, dans un style sans fioritures, mais joliment tourné, exprime une mélancolie et un désarroi profonds sous les masques de la liberté et de la fraternité. Rire de peur d'en pleurer, le remède a du bon, et on n'est pas près d'oublier les mésaventures de la dépouille du Maréchal dans un Larzac envahi par des protestataires de tous poils (de brebis).



Article ajouté le 2009-04-29 , consulté 68 fois

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