Portrait impressionniste de Varsovie

Le début du roman d'Andrzej Stasiuk, Neuf, fait penser aux polars américains façon Dashiel Hammett. Le Varsovie de l'après communisme y remplace le Los Angeles des années 20 avec les mêmes êtres désenchantés, la main mise de l'empire du crime, les règlements de compte sanglants et tutti quanti. Dommage que Stasiuk dilue son roman en y ajoutant une pléiade de personnages aux contours imprécis et aux destins erratiques. Le livre quitte alors les rails du roman noir et devient atmosphérique, avec des péripéties de plus en plus redondantes. Reste un portrait impressionniste de Varsovie, palpable, et de ses habitants, perdus dans un no man's land capitaliste où triomphe la loi du plus fort.




Article ajouté le 2009-06-02 , consulté 38 fois

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