Le surdoué et la boîteuse

Un premier roman à 26 ans qui décroche la plus haute distinction nationale (le prix Strega) et se vend à 1 million d'exemplaires en son pays : on a connu débuts plus modestes. D'où la surprise de découvrir un roman doux, tout en toucher (comme on dit au tennis) qui ne cherche pas à émouvoir à tout prix. La solitude des nombres premiers (sublime titre) de Paolo Giordano trace la destinée de deux inadaptés sociaux : un surdoué en mathématiques au passé douloureux, une boiteuse anorexique et ténébreuse. Ils se rencontrent, s'aiment, se quittent etc, au fil du temps qui passe mais qui ne guérit pas des cicatrices de l'enfance. Giordano raconte ces deux lignes brisées avec une infinie subtilité dans une langue d'une précision de scalpel. Beau coup d'essai d'un auteur italien (un de plus) à suivre avec attention.



Article ajouté le 2009-06-04 , consulté 44 fois

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