Retour à Manhattan (Whatever works)

Retour à la case Manhattan pour Woody Allen après ses escapades européennes. Pas de doute, le ton de Whatever works est familier, quelque chose de Broadway Danny Rose, en plus caustique et plus misanthrope, le cinéaste chargeant son quasi double, Larry David, de balancer des répliques cinglantes comme autant de scuds, d'un cynisme accompli. Les mauvais esprits diront que Allen recycle ses vieilles recettes, ils n'auront pas tort, mais c'est fait avec une telle virtuosité et une telle aisance qu'il est difficile d'y resister. Qui plus est, le réalisateur sait composer un casting et, outre son génial héros, la petite Evan Rachel Wood a du répondant dans un style très éloigné d'une Scarlett Johansson. Allez, ce n'est pas le Woody Allen du siècle, juste celui de l'année et c'est un bon crû.



Article ajouté le 2009-07-16 , consulté 18 fois

Commentaires


Catarina le 25/07/2009 à 19:20:53
"Un bon crû", nous sommes d'accord et comme on dit "c'est dans les vieux chaudrons qu'on fait les meilleures soupes", ça, Woody l'a très bien compris et sa misanthropie et son cynisme atteignent des sommets: on se régale . Ne boudons pas notre plaisir, bravo à Larry David un clone digne de ce nom, à sa jeune partenaire Evan Rachel Wood en "idiote" très prometteuse, et bien sûr à notre irrésistible Woody Allen.

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