L'enfermement mexicain (Parque via)
Les habitués du cinéma mexicain (Reygadas, Eimbcke, Escalante) ne seront pas surpris de l'apparent immobilisme de Parque via. Son drôle de héros accomplit le même rituel chaque jour, enfermé, dans toutes les acceptions du terme, dans une solitude quiète. Ennuyeux ? Non, car le réalisateur sait, à doses homéopathiques, distiller un humour pince sans rire et l'on attend à ce qu'à un moment ou un autre, un accès de violence vienne ébranler l'édifice. Ce qui arrive, effectivement, mais sans la gratuité qui disqualifiait Los bastardos, par exemple. Bien au contraire, les dernières scènes du film de Enrique Rivero sont une façon intelligente de boucler la boucle pour ce film singulier, rigoureux et lancinant.
Commentaires
ladypaname le 19/07/2009 à 22:50:37Un film en effet pas ennuyeux du tout.Le côté répétitif traduit bien l'enfermement (pas que physique)du héros.On peut "lire" cette histoire de bien des façons,lui trouver un sens politique,social,psychologique.C'est dire la richesse de ce film,derrière son apparente simplicité et le côté dépouillé de la mise en scène.