Le maillon faible de la trilogie versaillaise (Bancs publics)
Les multiples saynètes qui tiennent de lieu de script dans Bancs publics sont forcément inégales d'autant que le défilé de la moitié des acteurs français a tendance à éparpiller l'intérêt. Le film peut être considéré comme le maillon faible de la trilogie versaillaise de Bruno Podalydès, autrement plus efficace quand il s'appuie sur une scénario digne de ce nom. Tout n'est pourtant pas à jeter loin de là, en particulier les scènes du magasin de bricolage où le burlesque impose sa loi. Quand Podalydès laisse la folie s'installer dans ce lieu où se retrouvent toutes les classes de la société, l'absurde y côtoie le pathétique dans un délire qui rappelle que l'être humain est un bien étrange animal. Globalement, Bancs publics est plus convaincant dans le registre de la dérision que dans celui de la gravité ou de l'introspection métaphysique. Voici donc un film bancal pour le public qui sera diversement accueilli selon sa propre conception de l'humour.
Commentaires
Catarina le 25/07/2009 à 18:58:19Et celui-là on l'a adoré, qu'est-ce qu'on a ri ! Je vous trouve bien sévère car derrière le burlesque c'est une peinture très fine de ce que nous sommes : désespérément seuls, tentant de remédier à nos manques affectifs et à notre solitude chacun à notre façon plus ou moins heureuse .Brico Dream est une trouvaille de même que la pause commune au square où il est amusant de retrouver tel ou telle.Pour nous une excellente comédie vue avec beaucoup de plaisir .