Un flou couleur sépia (A Deriva)

Avec ses couleurs désuètes, presque sépias, A Deriva s'installe comme une chronique intemporelle, entre deux générations, celle de l'adolescence et celle de l'âge adulte, avec chacune leur confusion sentimentale. L'histoire, semble hésiter, elle aussi, et flotte dans un climat hédoniste (au bord d'une plage brésilienne) trompeur. Tout y est un peu flou, comme dans un album de photos de vacances sous-exposées et le drame, attendu, ne viendra jamais. Dans cette oeuvre inachevée, Vincent Cassel semble très à l'aise, parfaitement crédible en écrivain vélléitaire, pétri de contradictions et figure de père/héros magnifique. A mille lieux de son Mesrine, il compose un personnage à la belle ambigüité et prouve, une fois pour toutes, quel acteur polymorphe il peut être.




Article ajouté le 2009-09-13 , consulté 8 fois

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