L'opacité et l'ennui (Le bois de Klara/Par effraction)

On ne peut pas aimer tous les livres qu'on lit. Certains tombent des mains et rejoignent la poussière. Parce que l'opacité du récit mène souvent à l'ennui. Irrépressible, irrémédiable, rédhibitoire. Tant pis, il y a tant d'autres livres à lire...

Le bois de Klara de Jenny Arpenbeck.
C'est l'histoire d'un lieu, quelque part à l'est de l'Allemagne qui a connu la guerre, l'occupation russe, la chute du mur. Des personnages divers l'habitent au fil des années, tandis qu'un jardinier s'en occupe avec un soin maniaque. Jamais Jenny Arpenbeck ne tend la main au lecteur, vite égaré, entre les époques, rapidement lassé de descriptions lancinantes et incessantes des beautés de Dame Nature. Ce livre, on n'y entre jamais tout à fait, on s'y sent étranger et incapable d'éprouver la moindre émotion à son encontre.



Par effraction de Hélène Frappat.
Deux histoires parallèles à 50 ans de distance. Reliées, ou pas ? Au lecteur de se débrouiller dans ce livre qui se voudrait poétique mais qui manque singulièrement de relief. Sa brièveté est son principal atout, ses mystères ne sont pas des sortilèges, ses secrets n'ont pas d'étoffe. N'est pas Modiano qui veut.



Article ajouté le 2009-10-10 , consulté 12 fois

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