Récolte de vieux films (Mars/5)


La clé sous la porte (Key to the city, George Sidney, 1950)
Au congrès des maires à San Francisco, Clark Gable et l'adorable Loretta Young se retrouvent en prison plus souvent qu'à leur tour. N'ayez crainte, le rustre et la vierge glacée finiront ensemble, après moult péripéties. De la très bonne comédie américaine, sans trace de gras, qui n'a pas pris une ride.

La soeur blanche (The white sister, Victor Fleming, 1933)
On a beau s'appeler Clark Gable, ce n'est pas si simple d'épouser l'élue de son coeur. Primo, ladite est déjà promise à un homme de son rang car princesse elle est ; deuxio, alors que l'affaire s'annonce bien, le père de la jeune femme meurt dans un accident de voiture ; tertio, la guerre sépare les amoureux et, croyant son fiancé tombé au combat, sa fiancée se fait nonne. Malgré tout cela, Gable mettra t-il une Clark au destin qui l'empêche de s'unir à sa belle ? Révélation dans les dernières minutes de ce mélodrame gratiné, mal maîtrisé par Fleming, qui souffre du manque d'aura de Helen Hayes.

The Affairs of Martha (Jules Dassin, 1942)
Les habitants d'une petite communauté sont en ébullition lorsqu'une femme de chambre est sur le point de révéler les petits secrets du village. Un prétexte pour cette oeuvre de jeunesse de Dassin pour épingler gentiment les comportements bourgeois et hypocrites des nantis. C'est une comédie romantique burlesque avant tout, menée à un rythme d'enfer, avec des dialogues qui crépitent comme un feu de cheminée. Marsha Hunt est sublime en petite bonne plus finaude qu'on ne pense. Belle actrice, d'ailleurs, dont la carrière fut en grande partie brisée par le maccarthysme, comme celle de son metteur en scène.


Gipsy (The Gypsy and the Gentleman, 1958)
Au début du XIXe siècle, un aristocrate désargenté se consume d'amour pour une gitane sans filtre. Celle-ci n'en veut qu'à son présumé argent. Tourné durant sa période anglaise, entre Temps sans pitié et L'enquête de l'inspecteur Morgan, soit deux films remarquables, ce mélodrame flamboyant use de tous les ingrédients du genre sans vergogne, et c'est ce qui fait son charme fruste. Melina Mercouri, bohémienne céleste, joue comme si sa vie en dépendait. On est loin du Losey intellectuel, mais ça vaut le détour.





31/03/2011
1 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 3 autres membres