Alimentaire, mon cher Neuhoff

Le dernier roman d'Eric Neuhoff n'a strictement aucun intérêt. Certes, l'auteur conserve intact son style incisif et acerbe et son sens de l'observation, mais au service de quoi ? D'une intrigue inexistante, de considérations lues mille à fois ailleurs sur l'air du temps, de péripéties moyennent drôlatiques qui ne sauraient constituer une architecture romanesque digne de son nom. On est à la limite du je m'en foutisme littéraire. Neuhoff n'aurait-il plus rien à dire (à écrire) ?