Le portègne et la villageoise

C'est un affrontement que raconte l'argentine Norma Huidobro dans Le lieu perdu. Mais pas frontal, plutôt sournois, entre l'inquisiteur portègne (de Buenos Aires) et la villageoise. Le lieu perdu dont il est question est situé tout au nord de l'Argentine, pas très loin de la Bolivie. L'époque, aussi, a son importance : 1977, en pleine dictature, dont l'homme de la capitale est un loyal serviteur. Le roman est lent, riche en descriptions, sous un soleil qui brûle tout et surtout l'homme venu de Buenos Aires. La violence est sous jacente, se dissimule sous des regards fielleux et des réponses courtes et sèches à des questions insidieuses. Ce pourrait être une sorte de thriller mais alors tourné au ralenti, avec de longs plans séquences et un hors champ qui est essentiel. Le livre, trop lymphatique et contemplatif, peine à convaincre et s'étire paresseusement jusqu'à un dénouement forcément sanglant. Il est dommage d'y arriver après tant de détours languissants.



26/02/2009
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