Elles sont bonnes, ces espagnoles (Les femmes du 6e étage)

Elles sont bonnes, ces espagnoles. Comprenez femmes de ménage, bien sûr, au service de bourgeois en voie d'enrichissement, dans ce gaullien début des années 60. Les femmes du 6e étage, qui se veut une fable optimiste sur fond léger de lutte des classes, est un film qu'on peut qualifier sans hésiter de sympathique et de gentil. Une comédie de moeurs qui joue de façon exclusive sur le contraste entre la vie de ces exilées, abeilles laborieuses, et celle des couples BCBG, où l'homme est agent de change, par exemple, et son épouse d'une oisiveté qui l'épuise. Beaucoup de clichés et de scènes caricaturales dans ces univers aux antipodes l'un de l'autre. Les espagnoles sont pétulantes, religieuses et parfois nostalgiques. Leurs maîtres sont fats, insipides et, à l'occasion, compréhensifs. En gros. Et puisqu'il s'agit d'une fable, un de ces bourgeois coincé (Luchini, trop sobre, c'est un comble) va remettre son existence en question au contact de ces merveilleuses ibères et tomber en amour pour l'une d'entre elles (Natalia Verbeke, lumineuse). On connait la chanson, elle est un peu laborieusement mise en musique et se dissout rapidement dans un contexte social qui en reste à une vision basique et élémentaire. Ce n'est pas désagréable, juste désuet et sans grand relief. Mais sympathique, si, si.



17/02/2011
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