Nostalgie tunisienne
"La nuit de l'étranger" du tunisien Habib Selmi, est de ces livres dont
le charme diffus est à peine palpable et que le ton monotone dessert.
La nostalgie, au goût doux amer, entre le pays natal, la Tunisie,
et la terre d'accueil, la France, peine à séduire tant l'auteur
multiplie les allers et retours au gré d'une chronologie aléatoire où
de nombreux personnages surgissent, s'effacent puis reviennent dans une
narration qui manque de netteté. Un roman flou, au style nonchalant,
aux jolies phrases ciselées mais victime de sa propre indolence.

