Malgré la grande Krystyna (Tatarak)

Krystyna Janda restera à jamais l'actrice de Andrzej Wajda, pour ses 4 films tournés entre 1977 et 1981, de L'homme de marbre à L'homme de fer. Le temps a passé. Les retrouver aujourd'hui dans Tatarak a quelque chose d'émouvant et de nostalgique. Si seulement Wajda s'en était tenu à la fiction (l'histoire à peine esquissée d'une femme condamnée par la maladie qui voit en un jeune homme la réincarnation de ses fils disparus). Cette partie là, lumineuse, spécialement dans les scènes au bord d'un lac, est digne du grand cinéaste polonais (bientôt 84 ans). Oui, si seulement ! Hélas, il a cru bon de montrer de brèves images du tournage (inutiles) et de filmer de longs monologues, plombants, de l'actrice qui raconte l'agonie de son mari. L'assemblage de ces trois segments ne passe vraiment pas d'autant qu'ils sont imbriqués dans une mise en abyme imparfaite. On comprend bien le fond (l'inconsolable absence des êtres chers) mais nettement moins la forme, qui mêle et réalité et fiction et dissout tout l'intérêt du film, en dépit de l'interprétation habitée de la grande Krystyna.



19/02/2010
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